Nous sommes des mères de famille qui nous sommes engagées au sein d’Enfance Sans Drogue en juillet 1999 car nous n’acceptons pas que l’on drogue les adolescents.
A l’heure actuelle, nous évaluons à 70% le nombre de lycéens consommateurs plus ou moins occasionnels de drogues, il ne s’agit plus de pathologie mais d’un fait de société. Ce chiffre peut aisément être confirmé par les lycéens. Nombre sont ceux qui trouvent même ce chiffre inférieur à la réalité. Cette consommation concerne tous les collèges et lycées publics et privés, la drogue touche tous les milieux, toutes les régions géographiques… personne ne peut se sentir à l’abri de ce fléau. C’est ce que nous refusons et c’est pourquoi nous avons créé Enfance Sans Drogue.
La majorité des jeunes va bien. Ils ont les problèmes normaux d’adolescents, mais ils sont envahis de produits très dosés à leur portée en permanence. Ils sont tentés et essayent pour s’amuser, planer, rigoler, faire comme tout le monde… puis ils tombent rapidement dans le piège et ne peuvent plus s’en passer. Au fur et à mesure s’installe le phénomène de dépendance et d’accoutumance.
Nous sommes convaincues que la prévention est essentielle et que le seul message sérieux est " consommation zéro ". Nul n’est égal devant la drogue, personne ne peut la gérer.
Nous sommes aussi convaincues que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ce sont les meilleurs spécialistes de leurs enfants. C’est à eux de faire la prévention en leur apprenant à refuser la drogue.
Actuellement, rares sont les parents qui savent ce que sont les drogues psychotropes*. Les campagnes de désinformation et de banalisation du cannabis ont eu pour conséquences de semer le trouble dans l’esprit des parents qui ne savent plus quoi dire à leurs enfants. Un professeur doit avoir plus de connaissances que ses élèves dans son domaine s’il veut être écouté. De même, les parents doivent être formés, objectivement et scientifiquement, sur les drogues s’ils veulent pouvoir dire la vérité et avoir un discours pertinent. N’oublions pas que nos enfants en savent souvent plus que nous dans ce domaine.
C’est pourquoi notre objectif est d’informer tous les parents sur la quantité et la dangerosité des drogues psychotropes qui sont à la portée de leurs enfants dans les lieux qu’ils fréquentent (collèges et lycées publics et privés, centres sportifs, soirées, rallyes...).
* psychotrope : qui agit sur l’esprit