Fiches techniques
HÉROÏNE

OPIACE – SEDATIF - PSYCHODEPRESSEUR

L'héroïne peut être inhalée, fumée ou prise sous forme d'injections.

L'héroïne brune (brown sugar) est peu soluble, les toxicomanes la dissolvent en la faisant chauffer en milieu acide (jus de citron) dans une petite cuillère avant de se l'injecter.

L'héroïne a pour effet de provoquer une forte détente psychique et physique, des "flashs", une "défonce".

La recherche du produit devient très vite l'activité essentielle de l'héroïnomane. En cas de manque, celui-ci peut ressentir une anxiété intense, des insomnies, des douleurs, des dépressions respiratoires et cardio-vasculaires pouvant entraîner le décès.

A fortes doses, l'héroïne provoque des bouffées délirantes, hallucinatoires.

TOUS les organes sont touchés, TOUTES les fonctions de l'organisme sont affectées. Comme avec toutes les drogues, l’héroïne mène à la dépression et au suicide.

L’accoutumance est extrêmement forte vis à vis du produit, il est donc nécessaire de renouveler fréquemment les prises. Le sevrage à l'héroïne par abstinence totale est spectaculaire mais ne fait pas courir de risques à l'individu. Le traitement de substitution (méthadone ou subutex) n’est pas une thérapie suffisante mais plutôt une forme voilée d’abandon devant le problème...

Le speed-ball, héroïne sniffée mélangée à de la cocaïne, est de plus en plus répandu en Europe. Très fréquemment, on rencontre de l'héroïne associée à la cocaïne, au haschich, à l'ecstasy, aux amphétamines ou aux benzodiazépines.

Un héroïnomane est toujours à la recherche de son trip initial qu’il ne retrouvera jamais. C’est une quête absurde de l’extase absolue.



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