Marie-Christine d’Welles nous invite à être des résistants du bonheur
François Marin
Telle est la question, tout à la fois empreinte de simplicité et de gravité, à laquelle Marie-Christine d’Welles tente, dans son dernier livre "Et si le bonheur était en nous" paru aux Presses de la Renaissance, d’apporter une réponse. Ou, plutôt, des réponses. Car ce livre n’est pas un essai philosophique, loin s’en faut. Non, l’ouvrage est une exploration très concrète du genre humain, dans tout ce qu’il peut revêtir de meilleur, au sens incarné du terme. Très loin des canons d’un bonheur sur fond de papier glacé que nous propose aujourd’hui notre société, Marie-Christine d’Welles nous rappelle que nous nous épuisons à chercher le bonheur là où il n’est pas, c’est-à-dire ailleurs. Et de nous inviter à être, à l’image de ses interlocuteurs, des résistants du bonheur. D’un bonheur multicolore, celui puisé dans la transmission de son savoir, dans l’harmonie avec la nature, dans la création artistique, dans la famille ou encore dans le service. Oui, le bonheur est à portée de main ou, devrait-on dire, de cœur pour celui qui veut bien prendre le temps de s’arrêter et de faire silence pour écouter ses aspirations profondes. Et si le bonheur était en nous ? Et si le bonheur était en cet Autre qui sans cesse nous appelle à trouver la vraie joie en nous révélant à nous-mêmes, à devenir ce que nous sommes ?